Frappes américaines au Mali : Bamako recadre les rumeurs et tape du poing sur la table

Suite à des révélations sur un possible projet d'interventions aériennes de Washington contre le groupe djihadiste JNIM, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a fermement réagi. Sa position est claire : le Mali ne compte d'abord que sur lui-même.
Les spéculations allaient bon train ces derniers jours dans les chancelleries et les médias internationaux. Selon une enquête du Washington Post, l'administration américaine examinerait la possibilité d'ordonner des frappes militaires sur le sol malien afin de cibler le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Il n'en fallait pas plus pour faire réagir le gouvernement malien.
« Aucune confirmation officielle », rappelle Bamako interrogé sur cette éventualité, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a immédiatement cherché à calmer le jeu tout en fixant les règles de l'engagement :« Nous savons qu'il y a beaucoup de journaux qui ont repris cette information. Nous n'avons aucune confirmation, aucune déclaration officielle des États-Unis ou d'officiels américains sur cette question. Nous attendons de voir quelle posture le gouvernement américain aura. »— Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali Derrière cette prudence diplomatique, le message sous-jacent adressé aux partenaires occidentaux reste inflexible.
Pour le ministre des Affaires étrangères, l'époque où des puissances étrangères opéraient unilatéralement sur le territoire malien est définitivement révolue. Autonomie opérationnelle : "Le Mali n'est pas assis en train d'attendre que d'autres viennent régler ses problèmes", a martelé le ministre. Le pays compte avant tout sur ses propres Forces de défense et de sécurité (FAMa) et sur ses moyens propres. Partenariats sur mesure : Si partenariat il doit y avoir avec les États-Unis ou toute autre nation, cela doit se faire à la demande expresse et selon les besoins définis par Bamako. "La moindre des choses que nous pouvons attendre d'un partenaire est de venir demander au Mali de quoi le Mali a besoin", a précisé M. Diop.
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