USA - Iran : Donald Trump menace de lancer « 1 000 missiles » après l'échec de la trêve

Le fragile accord de paix signé le mois dernier a volé en éclats. En marge du sommet de l'OTAN, le président américain Donald Trump a annoncé la fin du cessez-le-feu avec Téhéran et menacé l'Iran d'une destruction totale par « 1 000 missiles » si le régime tentait de l'assassiner. Le Golfe Persique replonge brusquement dans l'incertitude.
L'annonce officielle est tombée comme un couperet : le protocole d'accord d'Islamabad, qui laissait entrevoir une désescalade après l'assassinat du Guide suprême Ali Khamenei en février dernier, est désormais caduc. Les hostilités ont repris de plus belle après l'attaque par les Gardiens de la Révolution d'un porte-conteneurs battant pavillon chypriote, le M/V GFS Galaxy, dans le détroit d'Hormuz.
En riposte immédiate, le Commandement central américain (CENTCOM) a lancé de lourdes frappes aériennes sur plus de 90 cibles le long de la côte iranienne, ciblant des radars, des entrepôts de drones et des lanceurs de missiles. De son côté, l'Iran a répliqué en tirant des essaims de drones vers les bases américaines situées au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, poussant la défense aérienne régionale à ses limites.
« 1 000 missiles verrouillés et parés » : L'avertissement de Trump
C'est sur les réseaux sociaux que le président américain a choisi de faire monter la pression d'un cran. Évoquant des rapports de renseignements américains faisant état de complots iraniens persistants visant sa vie, Donald Trump a prévenu :
« 1 000 missiles sont verrouillés, parés et pointés sur la République islamique d'Iran, avec des milliers d'autres prêts à suivre immédiatement, si le gouvernement iranien mettait à exécution sa menace de m'assassiner ! Les ordres ont déjà été donnés, et l'armée américaine est prête (...) à anéantir et détruire complètement toutes les zones de l'Iran. »
Du côté de Téhéran, où s'achevaient les funérailles nationales de masse d'Ali Khamenei à Mashhad, la rhétorique s'est également durcie. Le commandement des Gardiens de la Révolution a affirmé que ces frappes n'étaient qu'une « première étape » et que la vengeance de la nation iranienne irait jusqu'à la « victoire finale ».
Au-delà des menaces verbales, le nœud du conflit réside dans l'interprétation de l'accord éphémère du mois de juin. L'Iran revendique le droit exclusif de gérer le trafic maritime dans le détroit d'Hormuz, une des routes pétrolières les plus vitales de la planète. Les États-Unis, refusant de céder le contrôle de ce point de passage stratégique, ont soutenu des routes alternatives le long de la côte d'Oman, déclenchant la colère et les tirs de semonce de Téhéran.
Le Secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a résumé la position de Washington d'un ton sec : « L'Iran a fait un mauvais choix. Maintenant, ils en paient le prix. » Alors que Washington a révoqué toutes les exemptions sur les exportations de pétrole iranien, l'économie mondiale retient son souffle face au risque d'une guerre ouverte.
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