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ECONOMIE

Abidjan 2026 : L'Afrique s'organise pour garder le contrôle de son trésor à 29 500 milliards $

Abidjan 2026 : L'Afrique s'organise pour garder le contrôle de son trésor à 29 500 milliards $

Ce vendredi 10 juillet 2026, Abidjan est devenue la capitale mondiale de la souveraineté économique africaine. Sous l'impulsion de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Commission de l'Union africaine, un sommet ministériel historique s'est ouvert en Côte d'Ivoire. L'objectif ? Mettre fin à l'exportation brute des minéraux critiques (cobalt, lithium, nickel) pour imposer une transformation 100 % locale et capter une richesse estimée à près de 29 500 milliards de dollars.
Pendant des décennies, le modèle économique est resté le même : extraire la matière première du sous-sol africain et l'expédier directement vers les industries occidentales ou asiatiques. C’est ce paradigme que le Forum ministériel d'Abidjan veut définitivement briser.

Réunissant les ministres des Mines, de l'Énergie et de l'Industrie de tout le continent, ainsi que le secrétariat de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine), ce sommet pose une condition non négociable aux partenaires internationaux : la plus-value industrielle doit désormais être générée en Afrique.
L’Afrique ne veut plus être le spectateur de sa propre richesse. Les données partagées par la BAD lors de l'ouverture du forum illustrent l'immense pouvoir géopolitique du continent :

30 % : C’est la part des réserves mondiales de minéraux critiques (indispensables à la transition énergétique et aux technologies) détenue par l'Afrique.

29 500 milliards de dollars : La valeur estimée du potentiel minier du continent, soit plus de 8 fois le PIB annuel global de toute l'Afrique.

8 600 milliards de dollars : La valeur des gisements encore totalement inexplorés à ce jour.

Le boom qui change tout : D'ici 2040, la demande mondiale de lithium devrait exploser de 842 % et celle des métaux du groupe du platine de plus de 1 000 %. Quant au marché des batteries et des véhicules électriques, il devrait peser 59 000 milliards de dollars d'ici 2050. L'Afrique refuse d'être exclue de cette chaîne de valeur.
Pour transformer le cobalt en batteries ou le cuivre en câbles de haute technologie directement sur le sol africain, le manque d'infrastructures et de financements a longtemps été un frein.

Pour y remédier, les dirigeants s'appuient sur la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), adoptée plus tôt cette année via le Consensus d’Abidjan. L'objectif est de mobiliser des capitaux institutionnels africains, de créer des garanties mutuelles et de sceller des partenariats public-privé solides pour combler le déficit d'investissement sans dépendre exclusivement des aides extérieures.
Si la stratégie validée ce 10 juillet réussit, l'impact sur la vie des populations sera massif :

Création de millions d'emplois qualifiés pour la jeunesse africaine dans les usines de raffinage et de haute technologie.

Résilience économique face aux chocs mondiaux grâce au commerce intra-africain boosté par la ZLECAf.

Indépendance énergétique, le continent pouvant fabriquer ses propres solutions renouvelables (panneaux solaires, batteries).

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