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ETHIOPIE

Éthiopie : Fin des combats violents entre l'armée et les forces du Tigré près de la frontière soudanaise

Éthiopie : Fin des combats violents entre l'armée et les forces du Tigré près de la frontière soudanaise

Les armes se sont tues après des heures d'intenses affrontements. Des sources locales et sécuritaires ont confirmé dimanche à l'AFP la fin des combats entre l'armée éthiopienne et les rebelles du Tigré, survenus dans une zone particulièrement stratégique près de la frontière avec le Soudan.
Les tensions accumulées ces derniers mois ont brusquement dérapé dans la localité de Shererina, située dans la zone contestée de l'ouest du Tigré.

Déclenchement : Les affrontements ont éclaté samedi vers 6h00 du matin (03h00 GMT).

Moyens déployés : Les combats ont impliqué des armes lourdes, notamment de l'artillerie et des drones.

Fin des hostilités : Le calme est revenu dimanche vers 5h00 du matin.

Une source sécuritaire locale a confirmé la cessation des combats. Un membre du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a également évoqué sous couvert d'anonymat une « désescalade », sans toutefois fournir de bilan concernant d'éventuelles victimes.
Samedi, le TPLF — formation politique majeure retirée de la liste officielle des partis mais qui conserve une forte influence régionale — a ouvertement accusé les autorités fédérales d'avoir provoqué cette escalade militaire. Les autorités d'Addis-Abeba n'ont de leur côté formulé aucune réponse immédiate.

L'AFP a précisé n'avoir pas pu vérifier de manière indépendante les déclarations du TPLF ni identifier précisément l'ensemble des forces en présence sur le terrain à Shererina. La zone reste en outre occupée et contrôlée par des nationalistes de l'État régional voisin d'Amhara, ce qui complexifie davantage la situation géopolitique locale.
Cet embrasement intervient après plusieurs mois de tensions accrues, marqués par le regroupement massif de troupes fédérales et tigréennes le long de la frontière nord de la région. Ce face-à-face ravivait la crainte d'un nouvel embrasement généralisé.

Les observateurs redoutent la résurgence d'un conflit total, moins de quatre ans après la fin de la guerre intestine qui a ravagé le nord de l'Éthiopie. Selon les estimations de l'Union africaine, cette guerre dévastatrice avait coûté la vie à au moins 600 000 personnes.

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