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Le crépuscule d’un dieu : Lionel Messi tire sa révérence internationale avec l’Albiceleste

Le crépuscule d’un dieu : Lionel Messi tire sa révérence internationale avec l’Albiceleste

Il fallait bien que le temps, cet adversaire qu'aucun dribble ne peut effacer, finisse par réclamer son dû. Lionel Messi a officialisé ses adieux définitifs à la sélection argentine, refermant l'épopée la plus dramatique, romanesque et triomphante de l'histoire moderne du football international. Le numéro 10 argentin ne flottera plus sur les épaules du génie de Rosario.

L’histoire entre Messi et l’Argentine n’a jamais été un long fleuve tranquille. Elle ressemble plutôt à une tragédie grecque transformée in extremis en conte universel. Débutée dans la confusion la plus totale en août 2005 par une expulsion quelques secondes après son entrée en jeu face à la Hongrie, l'aventure a longtemps porté le sceau de la souffrance : les finales perdues de 2014, 2015 et 2016, la retraite prématurée annoncée sous le poids des larmes dans les entrailles du MetLife Stadium, puis les critiques assassines d'un pays qui lui reprochait de ne pas être Diego Maradona.

Puis est venue la rédemption, absolue et éclatante. Sous la houlette de Lionel Scaloni, Messi s'est métamorphosé en guide intouchable d'une meute prête à mourir pour lui :

Le déclic du Maracanã (2021) : une Copa América remportée au Brésil pour briser 28 ans de disette nationale.

Le chef-d'œuvre de Doha (2022) : un Mondial d'anthologie, conclu par la finale la plus spectaculaire de tous les temps, gravant à jamais sa troisième étoile au panthéon du football.

Le doublé continental (2024) : un ultime sacre en Copa América pour asseoir la domination indiscutable d'une génération dorée.

Plus qu'une succession ahurissante de statistiques — plus de 180 sélections, plus de 110 buts et des dizaines de caviars — Messi laisse à l'Argentine ce qu'elle cherchait depuis trois décennies : la paix avec ses propres démons. Il a cessé d'être comparé au fantôme du Pibe de Oro pour bâtir son propre autel, celui d'un capitaine qui a pleuré, souffert, persisté et enfin tout raflé.

Le football international perd son roi, mais la légende de Lionel Andrés Messi avec le maillot ciel et blanc appartient désormais à l'éternité.

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