TCHAD ÉCHO

« L'Information à portée de clic »

Retour
SYRIE

Justice en Syrie : Bachar al-Assad, son frère Maher et sept ex-responsables condamnés à la peine de mort

Justice en Syrie : Bachar al-Assad, son frère Maher et sept ex-responsables condamnés à la peine de mort

Dans le cadre du tout premier grand procès de justice transitionnelle en Syrie, la justice de Damas a rendu un verdict historique. Ce mardi, la quatrième chambre criminelle du tribunal de la capitale a condamné à la peine de mort l’ancien président Bachar al-Assad, son frère Maher al-Assad, ainsi que sept anciens haut responsables des services de sécurité.
Sous la présidence du juge Fakhr al-Din al-Aryan, le tribunal s’est appuyé sur la dépêche rapportée par l’agence officielle SANA et les éléments d'enquête pour reconnaître les accusés coupables de violations majeures du droit international.
Les chefs d'accusation retenus comprennent :
Meurtres avec préméditation et assassinats ciblés de civils, incluant l'homicide intentionnel d'enfants de moins de 15 ans.
Actes de torture systématiques ayant entraîné la mort de détenus.
Privations arbitraires de liberté, incitation au meurtre et crimes contre l'humanité.
Bachar al-Assad et Maher al-Assad : Renversé en décembre 2024 après treize ans de guerre civile, l'ex-président s'est réfugié à Moscou, où il réside en exil sous protection russe. Il a donc été jugé et condamné par contumace, tout comme son frère Maher al-Assad, qui commandait la redoutable 4ᵉ division blindée de l'armée syrienne et demeure également en fuite. Atef Najib : Ancien chef de la branche de la Sécurité politique dans la province de Deraa et cousin de Bachar al-Assad, Atef Najib figure parmi les condamnés. Le tribunal a souligné son rôle direct dans l'interrogatoire de détenus et dans la conduite de la violente campagne sécuritaire contre les manifestations pacifiques déclenchées en 2011 à Deraa. Six autres hauts responsables : Le tribunal pénal a également prononcé la peine capitale par contumace à l'encontre de six autres anciens dirigeants des services de renseignement et des forces de sécurité impliqués dans la répression.« Les actes attribués à Atef Najib, au regard des enquêtes et des témoignages recueillis, constituent des crimes contre l’humanité », a déclaré le juge Fakhr al-Din al-Aryan lors de l'audience.
À l'annonce du verdict devant le Palais de justice de Damas, des rassemblements et des scènes de jubilation ont éclaté. De nombreux proches de personnes disparues ou tuées sous le régime, dont certains avaient fait le voyage depuis Deraa — ville berceau de la révolution syrienne —, ont fait part de leur soulagement. Pour les familles et le peuple syrien, ce jugement pose une pierre fondamentale dans la reconstruction du pays et marque officiellement la fin juridique des décennies d'impunité du régime Assad.

Partager :
0 vues

Commentaires