Tchad–France : quand Paris ramène ses Mirage par la petite porte

Deux semaines après la signature d’une déclaration d’intention sur la défense à Paris, des avions de chasse français sont annoncés au Tchad.
Des avions de chasse français de type Mirage doivent prochainement se poser à N’Djamena.
Alors que le départ des derniers Mirage 2000D début 2025 devait sonner le glas de la tutelle militaire française, les tractations secrètes menées tambour battant entre les deux présidents le 29 janvier dernier prouvent le contraire. Pas de passage par la case diplomatie officielle ou grand débat parlementaire : tout s'est réglé en catimini.
Bientôt, des chasseurs tricolores venus du Gabon, escortés de ravitailleurs et d'une trentaine de petites mains logistiques, vont à nouveau occuper le tarmac tchadien. Une aubaine pour Paris, qui retrouve là son unique point d'appui aérien et d'espionnage dans toute la région.
Comment expliquer un tel revirement de situation ? Tout simplement par la panique des généraux tchadiens. Étouffée par la menace insurrectionnelle terroriste aux frontières libyenne, soudanaise et centrafricaine, et terrifiée par l'instabilité politique rampante au Cameroun, la junte au pouvoir a choisi de ramper à nouveau devant l'ancien maître.
En échange de quelques équipements militaires de seconde main et de promesses de formation, N'Djamena brade sa dignité stratégique et démontre son incapacité chronique à diversifier ses partenaires de sécurité. Un mariage de raison par défaut, scellé sur le dos de la souveraineté nationale.
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