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Soupçons de favoritisme : Le CIO saisi d’une plainte contre Gianni Infantino après un coup de fil de Donald Trump

Soupçons de favoritisme : Le CIO saisi d’une plainte contre Gianni Infantino après un coup de fil de Donald Trump

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, se retrouve au cœur d'une vive polémique éthique. L'organisation à but non lucratif et groupe de défense des droits FairSquare a officiellement déposé une plainte auprès du Comité International Olympique (CIO), accusant le patron du football mondial d'avoir violé à plusieurs reprises les règles de neutralité politique en affichant son soutien à Donald Trump.

Au centre de cette plainte : une intervention présumée pour annuler la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun juste avant un match crucial.
Les faits remontent au 1er juillet, lors du match de seizième de finale opposant les États-Unis à la Bosnie-Herzégovine. À la 64e minute, Folarin Balogun écope d'un carton rouge direct pour une faute sur Tarik Muharemovic. Malgré cette expulsion, les Américains s'imposent 2-0 à 10 contre 11, mais leur attaquant vedette écope logiquement d'un match de suspension automatique pour le huitième de finale.

Selon les règlements stricts de la FIFA, un carton rouge direct ou une suspension automatique ne peuvent pas faire l'objet d'un appel.

Pourtant, le 5 juillet, à la surprise générale, la FIFA publie un communiqué laconique sur son site web :

« En vertu de l'article 27 du Code disciplinaire (FDC), l'application de la suspension automatique d’un match infligée au joueur américain Folarin Balogun est suspendue pour une période probatoire d'un (1) an. »

Grâce à cette décision hautement inhabituelle, Balogun a pu être aligné sur le terrain le 6 juillet pour affronter la Belgique.
Ce revirement réglementaire coïncide de très près avec des pressions politiques venues du plus haut sommet. Donald Trump a lui-même publiquement admis être intervenu en faveur du joueur.

« Tout ce que j’ai fait, c’est demander une révision parce que je ne pensais pas que c’était une faute. Et, vous savez, encore une fois, je m’y connais bien dans ce domaine. Je ne pensais pas que c’était une faute. Je pensais que c’étaient deux grands athlètes qui s’étaient percutés et s’étaient emmêlés. »
— Donald Trump

De son côté, Gianni Infantino a reconnu avoir reçu cet appel personnel de l'ancien président américain, tout en niant fermement toute ingérence dans le processus décisionnel de la fédération. Selon lui, les commissions de la FIFA sont restées totalement indépendantes.
Gianni Infantino étant membre du CIO, il est soumis à la Charte olympique et à ses règles strictes concernant la neutralité politique. L'ONG FairSquare estime que la complaisance d'Infantino envers Donald Trump et l'adaptation apparente des règles de la FIFA pour complaire à un leader politique représentent une violation grave de ces principes.

L'organisation demande donc au CIO de faire toute la lumière sur :

Le rôle exact joué par Gianni Infantino auprès des commissions disciplinaires de la FIFA après l'appel de Trump.

Les violations répétées du devoir de neutralité politique de la part du président de l'instance internationale de football.
Malgré le forcing politique et cette décision réglementaire controversée pour permettre à Balogun de jouer, le miracle n'a pas eu lieu sur le terrain : le 6 juillet, l'équipe nationale américaine a été lourdement éliminée 4-1 par la Belgique en huitièmes de finale. Le scandale éthique, lui, ne fait que commencer.

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