Six imams nigérians enlevés en route vers une prière pour la réélection du président

Un nouveau drame sécuritaire frappe le nord du Nigeria. Six imams officiant lors de prières du vendredi (Juma'at) ont été enlevés par des hommes armés, localement qualifiés de « bandits », dans l'État de Zamfara.
Les imams ont été interceptés et kidnappés le samedi vers 11h30 sur une route menant à la ville de Talata Mafara, plus précisément le long de l'axe de la voie d'accès Dakko–Damri (dans la zone de gouvernement local de Bakura, au niveau de Gidan Suleiman Bature dans la forêt de Gonar Sarkin). Les victimes voyageaient à bord d'un véhicule pour se rendre à un grand rassemblement religieux.
Ce rassemblement de grande envergure avait été organisé par l'ancien gouverneur de l'État de Zamfara et sénateur Abdul'aziz Abubakar Yari (également directeur général du conseil de campagne pour la réélection du président). Cet événement spirituel devait rassembler près de 3 000 dignitaires et imams pour prier pour la paix, la stabilité nationale et le succès de la campagne de réélection du président Bola Ahmed Tinubu pour le scrutin de 2027.
La réaction des autorités se fait entendre dont:
-La Police : Le porte-parole de la police de l'État de Zamfara, le DSP Yazid Abubakar, a confirmé l'enlèvement des six imams et a annoncé que les forces de l'ordre avaient immédiatement intensifié les opérations de recherche, procédant à un ratissage approfondi des zones broussailleuses environnantes pour les libérer sains et saufs. -L'Armée nigériane : Par la voix du lieutenant-colonel Olaniyi Osoba (porte-parole de la division et du secteur de l'opération Fansan Yamma), l'armée a tenu à clarifier que l'attaque ne s'est pas produite au domicile de l'ancien gouverneur Yari à Talata Mafara comme l'indiquaient initialement certaines rumeurs, mais bien sur les axes routiers forestiers empruntés par les religieux en provenance de la zone de la forêt de Sububu.
Des sources médiatiques locales rapportent par ailleurs que les ravisseurs présumés auraient formulé des exigences de rançon, tandis que la population locale exprime sa vive préoccupation face à l'insécurité persistante sur ces routes de l'État de Zamfara.
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