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Scandale à la FIFA : La RDC menacée d'une exclusion historique pour l'éligibilité de son gardien Lionel Mpasi ?

Scandale à la FIFA : La RDC menacée d'une exclusion historique pour l'éligibilité de son gardien Lionel Mpasi ?

Une enquête explosive publiée conjointement par The New York Times et Le Monde jette un pavé dans la mare à quelques mois du coup d'envoi du Mondial 2026. La République démocratique du Congo (RDC) se retrouve au cœur d’une polémique majeure concernant l'éligibilité de son gardien titulaire, Lionel Mpasi (32 ans). Selon des documents internes accablants, le portier n'aurait jamais obtenu l’autorisation formelle de la FIFA pour représenter les Léopards, après avoir porté par le passé les couleurs de l'équipe de France chez les jeunes (U17).
Le dossier révèle des dysfonctionnements profonds au sein de l'instance suprême du football mondial. D'après les éléments révélés par la presse, la commission disciplinaire de la FIFA avait elle-même repéré l’anomalie administrative entourant Mpasi dès 2021.

À l'époque, la Fédération nigériane de football (NFF) avait saisi les instances pour dénoncer des irrégularités sur l'identité et l'éligibilité de plusieurs joueurs congolais. Si la plainte des Super Eagles avait finalement été rejetée sur la forme pour non-respect des délais de procédure, des documents internes attestent que les juristes de la FIFA avaient envisagé des scénarios drastiques dont le remplacement du Congo par le Nigeria dans les barrages. Pourtant, aucune mesure corrective n'avait été prise, permettant au gardien de disputer cinq matches décisifs des qualifications, dont les barrages face au Nigeria et la confrontation intercontinentale victorieuse contre la Jamaïque.
Les ondes de choc de cette affaire dépassent largement le duel RDC-Nigeria. Le Burkina Faso se retrouve également en première ligne : l'annulation rétroactive des matches disputés par Lionel Mpasi aurait pu rebattre entièrement les cartes de la qualification et offrir aux Étalons une place en barrages.

Pour les observateurs et les juridictions sportives, le précédent est lourd. Lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2018, la FIFA n’avait pas hésité à sévir lourdement contre la Bolivie (sanctionnée de deux défaites sur tapis vert pour l'alignement d'un joueur inéligible). Le fait que la FIFA dispose du pouvoir d'agir de sa propre initiative sans dépendre d'une plainte formelle place aujourd'hui l'institution face à des contradictions difficilement défendables.
Cette bombe médiatique éclate au pire moment pour la gouvernance du football mondial et africain. Les révélations coïncident avec l'ouverture d'un sommet de trois jours de la Confédération Africaine de Football (CAF) au Cap-Vert, réunissant les représentants des 54 fédérations membres, ainsi que les délégations congolaise, nigériane et burkinabè.

La présence attendue du président de la FIFA, Gianni Infantino, à cette rencontre prend une dimension éminemment géopolitique. À l'approche de l'élection de mars et dans un contexte où le maintien des soutiens africains est stratégique, la proximité historique entre la direction de la FIFA et certaines figures influentes du football congolais à l'instar de Véron Mosengo-Omba ne manquera pas d'alimenter les critiques.

Alors que la légitimité même de la qualification historique des Léopards est ouvertement contestée, la pression est désormais maximale pour contraindre la FIFA à sortir de son silence et à clarifier l'application de ses propres règles d'éligibilité.

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