RDC : le gouvernement suspend temporairement le nouveau dispositif de taxation du numérique après un tollé général

Face à une vive fronde des acteurs de l'écosystème technologique et de la société civile, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement suspendu l'application de l'arrêté interministériel fixant de nouveaux droits, taxes et redevances dans le secteur numérique.
Adopté le 20 juillet dernier, le texte prévoyait l'instauration d'un nouveau cadre de prélèvements fiscaux et parafiscaux ciblant divers services numériques. L'annonce de ces dispositions a immédiatement provoqué une levée de boucliers au sein du secteur.
De nombreux observateurs, entrepreneurs et associations ont pointé du doigt les risques majeurs d'une telle mesure :
-Frein à l'inclusion numérique : Une hausse des charges fiscales risquait de se répercuter sur les coûts de connexion et d'accès aux services en ligne pour les consommateurs finaux.
-Poids sur l'écosystème naissant : Les acteurs de la tech craignaient un étouffement de l'innovation et de la compétitivité des entreprises locales, dans un marché pourtant en pleine effervescence.
Sous la pression des contestations, l'exécutif congolais a choisi de faire machine arrière dans un premier temps en suspendant l'arrêté litigieux. Cette décision vise à apaiser les tensions et à ouvrir un espace de concertation avec les parties prenantes du numérique, soucieuses d'éviter des surtaxes jugées décourageantes pour la jeunesse et les entrepreneurs du secteur.
Alors que l'économie numérique est appelée à devenir l'un des moteurs de la croissance et de la diversification de la RDC, cet épisode illustre la délicate équation entre la mobilisation des recettes publiques et la nécessité de préserver un environnement propice à l'essor des nouvelles technologies.
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