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RDC : La Présidence rompt les contacts avec l’ambassade de Belgique sur fond d’enquête judiciaire européenne

RDC : La Présidence rompt les contacts avec l’ambassade de Belgique sur fond d’enquête judiciaire européenne

Kinshasa assiste à une nouvelle crispation de ses relations diplomatiques avec Bruxelles. Par le biais d’une note circulaire émanant de la direction de cabinet de la présidence de la République, dirigée par Anthony Kinzo, la RDC a ordonné à l'ensemble de ses collaborateurs de suspendre tout contact direct avec l’ambassade de Belgique. Une décision radicale qui intervient au lendemain d'une série de perquisitions menées en terre belge.
La mesure formalisée dans le document officiel enjoint à l’ensemble des membres du cabinet du chef de l’État de s’abstenir, jusqu’à nouvel ordre, de tout échange ou interaction avec la représentation diplomatique belge ou son personnel administratif et diplomatique.

Le texte précise qu'en cas de nécessité dûment justifiée, toute démarche devra obligatoirement être autorisée et transiter exclusivement par le canal officiel du Ministère des Affaires étrangères, sous peine de s'exposer à des sanctions administratives et disciplinaires appropriées.
Cette rupture unilatérale de communication fait suite à des opérations d'envergure menées mercredi par la justice belge à Bruxelles ainsi que dans plusieurs communes des provinces du Brabant flamand et du Brabant wallon. Le parquet fédéral belge a confirmé ces descentes sans toutefois divulguer l'identité des personnes visées.

L'instruction judiciaire découle d’une plainte déposée en juillet 2025 évoquant des soupçons de blanchiment d’argent, de corruption, de détournement et d’infractions financières. D’après des organisations de la société civile congolaise à l’origine de ces accusations, l'enquête ciblerait des membres de la famille de Félix Tshisekedi soupçonnés d'implication dans l'appropriation illégale de ressources minières dans l'ancienne province du Katanga, bien que ces allégations n’aient pas encore été établies par la justice.
Au lendemain de ces perquisitions, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, avait pourtant reçu à Kinshasa l’ambassadrice de Belgique, Roxane de Bilderling, pour discuter officiellement de l’état des relations bilatérales.

Malgré des liens historiques, politiques et économiques étroits, cette décision de la présidence congolaise marque un nouveau tournant et risque de fragiliser davantage la coopération entre les deux pays, rappelant la nature parfois houleuse de leurs relations diplomatiques.

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