Niger : le général Mamane Sani Kiaou nommé chef d'état-major après la mutinerie de fin août

Le chef de l'Etat, le général Abdourahamane Tiani, a procédé à un remaniement majeur à la tête de l'armée. Cette décision intervient deux semaines après la mise en échec d’une tentative de mutinerie et s’inscrit dans un contexte de reconfiguration géopolitique profonde pour le pays.
Par un décret signé le 11 septembre 2026, le général de brigade Mamane Sani Kiaou a été nommé chef d’état-major des Armées, en remplacement du général Moussa Salaou Barmou. Le décret a été lu à la télévision publique nigérienne.
Aucune explication officielle n’a été fournie quant aux motifs du limogeage du général Barmou. Parallèlement, le général Abdourahmane Abou Zataka a été désigné pour succéder au général Kiaou à la tête de l’état-major de l’Armée de terre.
Ce bouleversement hiérarchique fait suite aux événements de la fin du mois d'août, durant lesquels une mutinerie militaire a ébranlé le pouvoir de Niamey. Des affrontements avaient éclaté dans plusieurs sites hautement stratégiques de la capitale, ciblant notamment la présidence, l’aéroport international et une base militaire attenante.
Considéré par ses proches comme « un homme de terrain aguerri », le nouveau chef d'état-major cumule une solide expérience opérationnelle. Il s’est illustré dans la conduite d'opérations de lutte contre le terrorisme, tant dans la région de Tillabéri (à l'ouest, près des frontières malienne et burkinabè) que dans celle de Diffa au sud-est.
Le général Kiaou avait également mené les pourparlers diplomatiques et militaires ayant abouti à l'expulsion des forces armées françaises et américaines du territoire nigérien en juillet 2023.
Commentaires