N’Djamena : Plus de 300 corps enregistrés en octobre à la morgue de la mosquée Markaz

La structure funéraire de la grande mosquée Markaz à N’Djamena fait face à une situation particulièrement tendue. Au cours du seul mois d’octobre 2026, l’établissement a enregistré la prise en charge de plus de 300 corps, témoignant d’un flux continu et particulièrement lourd de dépouilles.
Point de repère incontournable pour les services funéraires dans la capitale tchadienne, la morgue de la mosquée Markaz tourne au rythme d'une cadence élevée. Selon les observations relevées sur place, l'établissement fait face à un afflux constant : à l'occasion des trois prières quotidiennes (le matin, à midi et le soir), ce sont en moyenne au moins sept corps qui sont préparés et reçoivent simultanément les prières rituelles avant l'inhumation.
Malgré ce volume important qui sollicite fortement le personnel et les infrastructures de la morgue, les registres indiquent que la grande majorité de ces cas fait suite à des décès de causes naturelles.
Cette statistique intervient dans un contexte sanitaire délicat à N'Djamena, marqué par ailleurs par des pressions sur les structures hospitalières de la ville en raison de diverses affections saisonnières et épidémiques (telles que la dengue), rappelant la vulnérabilité sanitaire à laquelle font face les habitants de la métropole.
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