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Mondial 2026 : Le Sénégal va défier la France dans le New Jersey, privé de ses supporters par les lois américaines

Mondial 2026 : Le Sénégal va défier la France dans le New Jersey, privé de ses supporters par les lois américaines

Le "douzième homme" confiné à Dakar par la politique migratoire des États-Unis
Basés à une heure au sud de Manhattan, les hommes de Pape Thiaw préparent ce choc historique dans une ambiance particulière. Pour la toute première fois de son histoire en Coupe du Monde, la sélection sénégalaise ne pourra pas compter sur un groupe officiel de supporters venus aux frais de l’État. Les règles d'immigration extrêmement strictes imposées par les États-Unis, co-hôtes du tournoi, ont bloqué la quasi-totalité des demandes de visas.

Interrogé par l'AFP, le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Sow, n'a pas caché son amertume tout en faisant preuve de pragmatisme :

« C'est vraiment regrettable. Il est évident que les pays africains sont impactés [...]. Le Sénégal avait l'habitude d'avoir ce douzième homme derrière lui. On nous en privera. Mais les États-Unis ont leurs lois et leurs règlements et nous devons les respecter. Le match se gagnera sur le terrain. Les supporters ne seront pas sur le terrain. » — Abdoulaye Sow, secrétaire général de la FSF.

Malgré ce coup dur, qui touche plusieurs autres nations engagées, les dirigeants restent convaincus que la diaspora sénégalaise et africaine déjà présente sur le sol américain saura faire du bruit dans les tribunes du New Jersey, avant le deuxième rendez-vous de poule prévu le 22 juin contre la Norvège.
Sur la pelouse, l'ambition reste intacte. Quart-de-finaliste en 2002 et huitième-de-finaliste au Qatar il y a quatre ans, le Sénégal aborde ce tournoi élargi à 48 équipes (où l'Afrique compte un contingent record de 10 représentants) avec le statut d'outsider numéro un du continent.

Toujours guidés par l'inoxydable Sadio Mané, les Lions ont hâte d'en découdre avec la France, leur ancien colonisateur, vingt-quatre ans après le hold-up mythique du Mondial asiatique.
Si le groupe assure être focalisé à 100 % sur l'objectif mondial, l'actualité du football sénégalais reste profondément marquée par une tempête juridique majeure. En janvier dernier, le Sénégal avait remporté la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (1-0 après prolongation) face au Maroc. Une victoire ternie par le fait que les joueurs avaient temporairement quitté le terrain pour protester contre un penalty tardif accordé aux Marocains.

En guise de sanction, la Confédération africaine de football (CAF) a tout simplement retiré le titre au Sénégal. Une décision contestée par la FSF devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

« Il est clair que tant que nous n'aurons pas la décision du TAS, le Sénégal reste le champion d'Afrique. Nous l'avons gagnée sur le terrain. Mais ce n'est pas notre priorité pour l'instant », a coupé court Abdoulaye Sow.

Amputés de leur public mais habités par un sentiment de révolte, les Lions de la Téranga n'ont qu'une idée en tête : envoyer un signal fort à la planète football dès mardi face aux Bleus.

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