Mondial 2026 : Le « Cas Neymar » fait trembler le Brésil

C’est le feuilleton qui occulte presque la qualification difficile du Brésil pour les phases éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Après une victoire étriquée contre le Japon (2-1) en 16es de finale grâce à un but salvateur de Gabriel Martinelli à la 95e minute, les projecteurs se braquent à nouveau sur le banc de touche. À 34 ans, Neymar Jr vit un calvaire personnel pour ce qui ressemble fort à son dernier Mondial.
14 minutes de jeu en quatre matchs : l'affront ou la raison ?
Depuis le coup d'envoi du tournoi nord-américain, les statistiques de la star Neymar font peine à voir : une seule apparition, pour un total famélique de 14 minutes jouées en fin de match contre l'Écosse lors de la phase de groupes. Arrivé au rassemblement avec une blessure persistante au mollet droit, le numéro 10 est désormais apte, mais son sélectionneur en a décidé autrement.
Vendredi, lors d'un entretien accordé au quotidien Folha de São Paulo, Carlo Ancelotti a brisé le silence pour éteindre l'incendie médiatique qui couve au pays de la samba :
« Il n'est pas satisfait de sa situation, et c’est normal, mais il se comporte très bien. Il s’entraîne dur, il se montre très respectueux, gentil et il est profondément aimé par ses coéquipiers. C’est une figure centrale de l'équipe par sa qualité et son humilité. »
Le technicien italien, premier étranger à diriger le Brésil dans un Mondial et récemment prolongé jusqu'en 2030 par la CBF, assure que Neymar est désormais capable de disputer un match entier. Pourtant, la tendance indique qu'il débutera une nouvelle fois sur le banc ce dimanche face à la Norvège.
Malgré les rumeurs de tensions propagées par les médias brésiliens, le groupe semble faire bloc. À l'instar de la jeune pépite Endrick, qui doit lui aussi ronger son frein, les joueurs affichent publiquement leur soutien aux choix tactiques du Mister.
« L'important est qu'il soit disponible. Personne ne sait combien de temps il jouera, mais il possède l'expérience nécessaire pour gérer le tempo d'une rencontre. Quand je sentirai que l’équipe a besoin de lui, je le lancerai », a martelé Ancelotti, balayant les accusations de désamour ou de sanction disciplinaire.
Pour le Brésil, la gestion de cette crise interne est d'autant plus sensible que le match de dimanche charrie une immense pression historique. La Seleção fait face à deux statistiques terrifiantes :
Le Brésil n'a jamais battu la Norvège de son histoire (2 nuls, 2 défaites).
Le pays n'a plus éliminé une nation européenne en phase finale de Coupe du Monde depuis sa victoire finale en 2002.
Face à un bloc norvégien réputé pour sa rigueur défensive et son organisation de fer, l'absence de génie créatif au coup d'envoi pourrait rapidement se faire sentir. Reste à savoir si Carlo Ancelotti aura le courage de se passer de son joueur le plus emblématique si le match venait à tourner au vinaigre, ou si Neymar endossera le costume du sauveur en sortant du banc. Au Brésil, tout le monde retient son souffle.
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