Mondial 2026: Accra critique vivement le Canada pour avoir refusé le visa à Thomas Partey

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a réagi fermement ce samedi en transmettant une note de protestation officielle aux autorités canadiennes. Dans un communiqué publié par le ministre des Affaires étrangères, le gouvernement qualifie la décision d'Ottawa d'« arbitraire, unilatérale et extrêmement injuste ».
Le cœur de la contestation repose sur le respect des principes fondamentaux du droit :
Présomption d'innocence : Le Ghana rappelle que ce principe reste le pilier de la justice dans les sociétés démocratiques.
Absence de verdict : Accra estime que s'appuyer sur des accusations non jugées pour bloquer un athlète soulève de graves questions d'équité et de proportionnalité.
Recours juridiques : Les autorités ghanéennes ont affirmé être déterminées à explorer toutes les voies diplomatiques, administratives et juridiques — y compris une demande de révision judiciaire devant les tribunaux canadiens — pour faire annuler ce refus.
Le blocage de l'administration canadienne découle de la politique stricte d'irrecevabilité pénale du pays. Thomas Partey fait l'objet de poursuites judiciaires au Royaume-Uni pour plusieurs accusations de viol et d'agression sexuelle présumés commis entre 2020 et 2022, accusations pour lesquelles il a plaidé non coupable. Son procès pénal à Londres a été fixé à la fin de l'année 2026.
La loi canadienne sur la protection des réfugiés et l'immigration (IRPA) permet de refuser l'entrée à tout ressortissant étranger sous le coup de poursuites pour des infractions graves, ce qui inclut les agressions sexuelles. L'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a rappelé de son côté :
« Le Canada évalue chaque dossier individuellement selon les faits et la loi. Accueillir un événement majeur de la FIFA ne modifie en rien les lois sur l'immigration canadienne. »
Face à cette impasse, la FIFA a immédiatement clarifié sa position en rappelant qu'elle n'interfère jamais dans les règles de souveraineté des pays hôtes en matière de visas, confirmant que le joueur ne pourrait pas rallier Toronto.
Pour l'heure, le sélectionneur doit réorganiser en urgence son onze de départ pour l'entrée en lice à Toronto, tandis que les diplomates s'activent en coulisses pour tenter d'obtenir un permis de séjour temporaire de dernière minute.
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