Meurtres en série à Ekurhuleni : la police offre une prime de 24 600 $, Ramaphosa évoque une « crise nationale »

Une onde de choc traverse l'Afrique du Sud après la macabre découverte du corps d'une neuvième femme jeudi dans la région d'Ekurhuleni, à l'est de Johannesburg. Face à cette série d'homicides visant des femmes et secouant le pays en l'espace de moins de deux mois, les autorités ont décidé de passer à la vitesse supérieure.
Lors d'un point de presse consacré aux mesures prises pour appréhender les coupables, la police sud-africaine a annoncé l'offre d'une récompense de 400 000 rands (soit environ 24 600 dollars). Cette somme est destinée à inciter toute personne disposant d'informations utiles à se manifester pour aider à coincer le ou les responsables.
Le président Cyril Ramaphosa a qualifié cette situation de crise nationale, soulignant la gravité de ces assassinats à répétition. De son côté, le ministre de la Police par intérim, Firoz Cachalia, a tenu à rassurer la population : « Le gouvernement a fait de cette affaire une priorité. (...) Le service de police déploie tous les efforts possibles pour venir à bout de ce terrible fléau. »
La découverte de ce neuvième corps, notamment à Villa Liza (Boksburg), a plongé les habitants dans l'angoisse. De nombreux riverains, rassemblés en nombre sur les lieux du drame, confient vivre dans la peur et hésitent désormais à sortir de chez eux, selon SABC News. Le Premier de la province du Gauteng, Panyaza Lesufi, s'est voulu rassurant face à la détresse locale en promettant l'arrestation rapide des criminels : « Nous les attraperons. Ils ne doivent pas désespérer, ni perdre espoir. »
Pour l'heure, la police mène une vaste opération d'envergure, bien qu'elle appelle à la prudence : les autorités invitent à ne pas lier systématiquement toutes les affaires entre elles tant que les enquêtes approfondies n'auront pas formellement établi de connexions entre les différents crimes. Jusqu'à présent, trois des neuf victimes ont pu être identifiées.
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