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LITTÉRATURE

Les Éditions du Boréal rompent avec Thélyson Orélien après avoir confirmé l’usage de l’intelligence artificielle

Les Éditions du Boréal rompent avec Thélyson Orélien après avoir confirmé l’usage de l’intelligence artificielle

Coup de théâtre dans le milieu littéraire québécois : la maison d'édition Les Éditions du Boréal a annoncé ce mercredi rompre définitivement ses liens avec l'écrivain Thélyson Orélien. Des analyses externes ont confirmé l'utilisation de l'intelligence artificielle dans son roman C’était ça ou mourir.

Dans un communiqué publié aujourd'hui, l'éditeur montréalais a indiqué que « de nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours », ne laissent plus de place au doute. L'analyse de l'ensemble des versions de travail du roman a révélé des traces de balises d'IA dans les métadonnées de certains documents.
Face à ces révélations, Boréal a pris des mesures radicales : le roman ne sera pas réimprimé et le contrat pour le deuxième livre de l'auteur, qui portait sur les gangs de rue, est annulé. L'éditeur précise toutefois ignorer dans quelle mesure exacte l'intelligence artificielle a été mise à contribution pour concevoir l'œuvre.

Cette décision fait suite à un feuilleton tendu. Le 13 octobre dernier, Thélyson Orélien avait vigoureusement nié tout recours à l'IA, affirmant avoir rédigé le premier jet de son livre entre 2017 et 2019, tout en reconnaissant des allégations de plagiat visant des articles antérieurs. La semaine dernière, l'éditeur envisageait encore de publier son prochain manuscrit, avant que l'analyse approfondie des fichiers ne vienne renverser la situation.
Cette affaire met en lumière les nouveaux défis auxquels fait face l'industrie du livre à l'ère des générateurs de texte. Interrogée sur ce cas, l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) n'a pas souhaité commenter la situation spécifique, mais a insisté sur la nécessité pour les maisons d'édition de se doter de balises strictes.

La directrice générale de l'ANEL, Karine Vachon, a également rappelé un enjeu juridique majeur pour le secteur : si une œuvre fait un usage massif de l'intelligence artificielle, elle s'expose au risque de ne pas être protégée par le droit d'auteur.

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