Le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge les sanctions contre le Soudan du Sud

Les mesures clés de la résolution
Prolongation des sanctions : L'embargo sur les armes, les interdictions de voyager et le gel des avoirs sont maintenus jusqu'au 31 mai 2027.
Reconduction des experts : Le mandat du groupe d’experts chargé d'appuyer le comité des sanctions est renouvelé jusqu'au 1er juillet 2027.
Nouvelle évaluation : L'ONU devra soumettre un rapport d'ici avril 2027 pour analyser les progrès de Juba sur des critères précis (gestion des armes, réformes sécuritaires, désarmement et unification des forces).
Les États-Unis justifient le maintien de ces mesures par la fragilité politique et sécuritaire du pays. Selon eux, l'application de l'accord de paix de 2018 stagne de manière préoccupante. Ce constat est partagé par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dont le rapport qualifie la période 2025-2026 de « plus difficile » depuis la signature des accords, pointant du concret du doigt les blocages et les reculs dans les réformes clés.
Les six pays abstentionnistes ainsi que le représentant du Soudan du Sud contestent fermement l'efficacité de cette politique :
La Russie soutient que ces sanctions bloquent le processus de paix et freinent l'organisation des prochaines élections.
La Chine, les membres africains et le Soudan du Sud affirment que l'embargo sur les armes paralyse le gouvernement, l'empêchant de sécuriser ses frontières, de combattre les groupes armés et de protéger efficacement les civils.
Face à cette décision, les autorités sud-soudanaises demandent au Conseil de sécurité de s'aligner sur la position de l'Union africaine et des organisations régionales, qui réclament la levée de ces restrictions.
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