La coordination du PSF Canada manifeste contre les arrestations des membres du GCAP

Ce samedi 02 mai, les rues canadiennes ont vibré sous les cris de colère et de défiance d’une diaspora tchadienne déterminée à faire entendre la voix d’un peuple bâillonné.
Dans le prolongement direct de ses engagements pour la justice et l’État de droit, la coordination a organisé une grande manifestation pacifique le samedi 02 mai dans les rues de Montréal. Ce rassemblement citoyen visait à condamner avec la plus grande fermeté la vague d’arrestations politiques et la lourde condamnation arbitraire à huit ans de prison ferme infligée aux figures de proue du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale coalition de l’opposition tchadienne.
Le cri d'alarme de Montréal face au simulacre de justice à N'Djamena
Lors du rassemblement du 2 mai, les membres de la diaspora et les sympathisants du PSF Canada ont exprimé leur profonde indignation face à l'arrestation de leaders éminents tels que 𝐌𝐚𝐱 𝐊𝐞𝐦𝐤𝐨𝐲𝐞, le professeur 𝐀𝐯𝐨𝐜𝐤𝐬𝐨𝐮𝐦𝐚 𝐃𝐣𝐨𝐧𝐚𝐭, 𝐍𝐞𝐚𝐭𝐨𝐛𝐞𝐲 𝐁𝐢𝐝𝐢 𝐕𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭𝐢𝐧 et leurs compagnons. Intervenues au lendemain de la dissolution précipitée du GCAP par la Cour suprême, ces arrestations sous de fallacieux motifs d'« association de malfaiteurs » ne trompent personne : elles traduisent une volonté manifeste d'étouffer toute contestation.
Pour 𝐀𝐥𝐢 𝐈𝐝𝐫𝐢𝐬𝐬 𝐓𝐨𝐤é, cette démonstration de force dépasse le cadre d’une simple manifestation : il s’agit d’un acte de combat politique contre un système oppressif qui ne survit désormais que par la terreur, l’intimidation et la violence d’État. Le coordonnateur du PSF a dénoncé avec vigueur les exactions du régime, affirmant qu’aucune prison, aucune arme et aucune répression ne pourront réduire au silence un peuple décidé à reconquérir sa dignité et sa liberté.
Après une minute de silence observée en mémoire de 𝐘𝐚𝐲𝐚 𝐃𝐢𝐥𝐥𝐨, figure emblématique de l’opposition tchadienne, la coordination du PSF Canada a pris la parole. Forte du succès et de l'écho de sa mobilisation du 2 mai, elle réitère ses exigences auprès des autorités tchadiennes :
La libération immédiate et inconditionnelle de tous les membres du GCAP ainsi que de l'ensemble des prisonniers d'opinion.
L'annulation pure et simple des condamnations politiques visant à écarter l'opposition à l'approche des prochaines échéances électorales.
Le respect strict des libertés fondamentales, notamment le droit à la manifestation pacifique et à la libre association.
Un appel pressant au gouvernement canadien
Le PSF Canada profite du retentissement de sa récente action à Montréal pour interpeller directement le gouvernement du Canada et les partenaires internationaux du Tchad. Le PSF Canada leur demande d’user de toute leur influence diplomatique pour faire pression sur le pouvoir exécutif tchadien afin qu’il respecte ses engagements internationaux relatifs aux droits de l'homme.
La coordination du PSF Canada réaffirme sa solidarité indéfectible avec le peuple tchadien. La manifestation du 2 mai n'était qu'une étape : la diaspora restera mobilisée tant que la justice et l'alternance démocratique ne seront pas rétablies au Tchad.
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