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GEOPOLITIQUE

L'Érythrée saisit l'ONU et dénonce une « déclaration de guerre » de l'Éthiopie

L'Érythrée saisit l'ONU et dénonce une « déclaration de guerre » de l'Éthiopie

Les tensions géopolitiques atteignent un nouveau point de rupture dans la Corne de l'Afrique. L'Érythrée a officiellement saisi le Conseil de sécurité des Nations unies, lui demandant d'intervenir d'urgence et de prendre des « mesures de dissuasion » face à ce qu'elle qualifie de « déclaration de guerre » de la part de son voisin éthiopien
Cette saisine intervient au cœur d'un climat de suspicion mutuelle extrême et de frictions frontalières persistantes concernant notamment la situation dans la région éthiopienne du Tigré.

L'accusation d'Asmara : Le gouvernement érythréen accuse Addis-Abeba d'avoir enclenché une agression délibérée et unilatérale, menaçant directement la stabilité fragile de toute la sous-région. Pour l'Érythrée, les récentes postures et déclarations de l'exécutif éthiopien s'apparentent purement et simplement à une posture belliqueuse qu'il urge de condamner sur la scène internationale.
La riposte d'Addis-Abeba : De son côté, l'Éthiopie rejette fermement ces accusations. Dans sa propre communication transmise au Conseil de sécurité, le gouvernement mené par le ministre des Affaires étrangères Gedion Timothewos a affirmé n'avoir d'autre choix que de se défendre, accusant en retour l'armée érythréenne d'avoir mené des incursions militaires en territoire éthiopien, profondément ancrées dans la région du Tigré.
Au-delà des accrochages frontaliers, ce regain de tension exacerbé puise ses racines dans des différends géostratégiques plus larges, notamment les revendications et la quête de l'Éthiopie pour s'assurer un accès direct et souverain à la mer Rouge (en particulier autour du port érythréen d'Assab), une ambition perçue par Asmara comme une menace existentielle pour sa souveraineté.
Alors que l'ONU suit la situation avec une vive préoccupation, cette escalade verbale et militaire fait craindre à la communauté internationale un embrasement régional, quelques années seulement après la fin du dévastateur conflit du Tigré (2020-2022) qui avait déjà lourdement meurtri la région.

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