Justice sud-africaine : Kemi Seba perd sa bataille pour l'immunité diplomatique et reste en détention

Coup dur pour Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Seba. La justice sud-africaine a officiellement débouté l’activiste panafricaniste, qui tentait de faire valoir une immunité diplomatique pour échapper à la détention.
Lors d’une audience décisive tenue ce mardi 6 octobre 2026, le tribunal de première instance de Pretoria a tranché : aucun élément officiel ne permet d'attester que Kemi Seba est un « diplomate accrédité en Afrique du Sud au nom de l’État nigérien ».
La défense du président de l'ONG Urgences Panafricanistes plaidait sa libération en invoquant son statut de conseiller spécial du général Abdourahamane Tiani, président du Niger, qui lui a valu l'octroi d'un passeport diplomatique. Une argumentation balayée par le tribunal, estimant que le document ne suffit pas à lui conférer une protection juridique automatique et exempte de poursuites sur le territoire sud-africain.
En conséquence, l'activiste demeure incarcéré dans l'attente des suites judiciaires de son dossier.
Pour rappel, Kemi Seba avait été interpellé le 13 avril 2026 en Afrique du Sud. Selon les éléments communiqués par la police sud-africaine, il a été appréhendé en compagnie de son fils, Khonsou Seba Capo Chichi, ainsi que d’un citoyen sud-africain, François Van de Merwe.
Le trio est poursuivi pour tentative d’immigration illégale. Les enquêteurs indiquent que l'interpellation a eu lieu alors qu'ils tentaient de traverser clandestinement la frontière pour rejoindre le Zimbabwe. François Van de Merwe est quant à lui soupçonné d’avoir facilité cette tentative de fuite en échange d'une contrepartie financière.
Au-delà de l'affaire d'immigration illégale sur le sol sud-africain, Kemi Seba fait face à une lourde menace d'extradition émanant de son pays d'origine, le Bénin.
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) le recherche activement pour plusieurs chefs d'inculpation :
-Blanchement de capitaux ;
-Apologie de crime ;
-Incitation à la haine et à la violence.
Ces poursuites font suite au putsch déjoué du 7 décembre 2025 contre le président béninois Patrice Laurent Talon. Le jour même de la tentative de coup d’État, Kemi Seba avait diffusé une vidéo affichant ouvertement son soutien aux mutins.
Une nouvelle audience cruciale, fixée au 20 novembre prochain devant le tribunal de première instance de Pretoria, devra se pencher sur la demande d'extradition formulée par Port-Novo.
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