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ITALIE

Italie : le gouvernement de Giorgia Meloni riposte avec le déploiement de 500 soldats à Milan après un week-end de violences et de pillages

Italie : le gouvernement de Giorgia Meloni riposte avec le déploiement de 500 soldats à Milan après un week-end de violences et de pillages


Milan a vécu des journées de haute tension. À la suite d'un week-end marqué par des affrontements d'une rare violence, des actes de vandalisme et des pillages en plein cœur de la capitale lombarde, la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a annoncé une série de mesures d'urgence, incluant l'envoi immédiat de 500 militaires supplémentaires.
Les troubles ont éclaté en marge de manifestations contre la vie chère, l'inflation et la flambée du coût des carburants, qui mobilisent depuis plusieurs jours des étudiants, des travailleurs et des transporteurs à travers le pays. Si le mécontentement social gronde en raison de la situation économique, la situation à Milan a pris un tournant insurrectionnel.

Dans le secteur du Duomo et dans plusieurs rues commerçantes, des groupes d'individus encapuchonnés se sont infiltrés dans les cortèges pour s'en prendre aux forces de l'ordre à coup de pierres et de cocktails Molotov. Des boutiques de luxe, des supermarchés et des vitrines ont été systématiquement pillés et détruits, provoquant des millions d'euros de dégâts. Le bilan humain et policier est lourd : au moins quatorze agents ont été blessés, et plus de 270 personnes en grande majorité des mineurs ont été interpellées ou conduites en questure.


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Face à ce qu’elle qualifie d'actes de pure délinquance, Giorgia Meloni a présidé un sommet d'urgence à Palazzo Chigi. L'exécutif a acté le renforcement du dispositif de sécurité milanais à travers l'acheminement de 500 soldats supplémentaires. Ces effectifs s'inscrivent dans le prolongement de l'opération « Strade Sicure », permettant à l'armée de prêter main-forte aux forces de police pour la surveillance des zones sensibles de la métropole.
« Manifester est un droit. Mettre nos villes à feu et à sang ne l'est pas », a martelé la cheffe du gouvernement sur ses réseaux sociaux, tout en distinguant les manifestants pacifiques des casseurs.

En parallèle de ce déploiement militaire, le gouvernement a préparé un décret durcissant l'arsenal répressif. Parmi les pistes à l'étude figurent l'élargissement des mesures de fermeté face aux violences urbaines et l'encadrement strict des manifestations à haut risque. Cette réponse sécuritaire musclée témoigne de la volonté de Rome de reprendre le contrôle de l'ordre public, alors que la coalition au pouvoir fait face à une contestation sociale de plus en plus difficile à endiguer à l'approche des échéances électorales.

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