Impasse totale à l'ONU : tous les candidats bloqués par un veto du Conseil de sécurité

La course à la succession d'António Guterres à la tête des Nations unies traverse une zone de turbulences inédite. Lors d'un sixième vote informel décisif tenu ce vendredi, l'ensemble des sept candidats en lice s'est vu opposer des avis négatifs de la part des membres permanents du Conseil de sécurité, plongeant l'organisation dans une impasse.
Ce scrutin s'est distingué par l'utilisation d'une méthode hautement symbolique : pour la première fois dans ces sondages anonymes, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, la Russie et les États-Unis ont eu recours à des pailles de couleur pour signifier leurs vetos, tandis que les dix membres non permanents utilisaient des bulletins standards.
Malgré cette clarté dans l'expression des désaccords, la Costaricienne Rebeca Grynspan — pourtant favorite des précédents sondages et qui a recueilli le plus grand nombre de suffrages « encourager » n'a pas échappé aux blockhaus géopolitiques, essuyant cinq votes « décourager », dont deux émanant de membres permanents.
L'opposition de Washington semble totale face à la première génération de postulants. L'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Mike Waltz, a éludé les commentaires directs tout en rappelant la position souveraine des États-Unis et des autres nations : « Les pays, s'ils veulent présenter davantage de candidats, ont certainement ce droit souverain. »
Alors que la règle non écrite de la rotation régionale favorise traditionnellement l'Amérique latine pour ce mandat, les regards se tournent désormais vers de potentiels entrants extérieurs à la liste initiale. Des diplomates évoquent déjà des noms tels que Nickolay Mladenov, haut représentant pour Gaza, Lana Nusseibeh, ministre d'État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis, ou encore le Turc Feridun Hadi Sinirlioglu, secrétaire général de l'OSCE.
Le temps presse pour départager les prétendants avant la fin du second mandat de Guterres le 31 décembre 2026, le nom retenu devant par la suite être soumis à la confirmation de l'Assemblée générale
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