Gazoduc Nigeria-Maroc : La CEDEAO donne un feu vert historique à un megaprojet de 25 milliards de dollars

Le projet de Gazoduc Africain Atlantique franchit un cap décisif. Réunis à Freetown en Sierra Leone lors du 69ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO (le 19 juillet 2026), les dirigeants de l'organisation ont formellement signé l’accord intergouvernemental. Cette validation collective transforme une initiative bilatérale en un véritable programme d'intégration énergétique régionale.
Initialement dévoilé en 2016 lors d'une visite du Roi Mohammed VI du Maroc au Nigeria, l'ouvrage a été conjointement développé par l'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et la NNPC Ltd. (Nigerian National Petroleum Company). Avec le feu vert accordé à Freetown, les gouvernances et sièges institutionnels s'organisent :Casablanca (Maroc) : Accueillera la Société du Gazoduc Nigeria-Maroc, chargée de la gestion du projet. Abuja (Nigeria) : Hébergera le siège de la Haute Autorité de gouvernance (Pipeline Higher Authority).
50 % de la capacité (15 milliards m³) alimentera directement les pays ouest africains traversés pour sécuriser leur approvisionnement en électricité et soutenir l'industrialisation. Les 50 % restants (15 milliards m³) iront vers le Maroc et le marché européen, grâce au raccordement du pipeline au Gazoduc Maghreb-Europe (GME) au nord du Royaume. L'aval accordé par la CEDEAO ouvre désormais la voie à la structuration financière finale avec les grands fonds souverains et banques internationales de développement.
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