FLÉAU SANITAIRE À N’DJAMENA : LE TCHAD DÉCRÈTE LA GRATUITÉ DES SOINS CONTRE LA DENGUE ET MONTE AU CRÉNEAU FACE À LA PSYCHOSE

Face à la recrudescence des cas suspects et à l'inquiétude grandissante au sein de la population, l'exécutif tape du poing sur la table. Le gouvernement de transition a officialisé des mesures d’urgence sanitaires drastiques, incluant la prise en charge gratuite des patients dans les structures publiques. Une riposte frontale à laquelle s'ajoute une mise au point ferme des autorités médicales : tous les récents décès enregistrés dans la capitale ne relèvent pas de la dengue.
C’est un soulagement pour des milliers de ménages confrontés à la double peine de la maladie et de la précarité financière. Face à l'épidémie de dengue qui frappe de plein fouet, le gouvernement a pris la décision forte de décréter la gratuité des soins dans l’ensemble du secteur public de santé.
Cette mesure d'urgence vise à éliminer tout frein financier à la prise en charge médicale. Elle s'accompagne d’un déploiement logistique d’envergure :
-Réquisition et renforcement des structures sanitaires : Les hôpitaux et centres de santé de N’Djamena sont placés en état d'alerte renforcée pour fluidifier l'accueil et l'orientation des malades.
-Appui en intrants et en kits de diagnostic : Des lots de médicaments, de solutés de réhydratation et de tests rapides sont acheminés en urgence pour approvisionner les services des urgences et de médecine générale.
-Campagnes d’assainissement et de démoustication : Les opérations de pulvérisation spatiale et de destruction des gîtes larvaires sont intensifiées dans les différents arrondissements de la capitale pour briser la chaîne de transmission du moustique vecteur (Aedes).
Alors qu’une vague d’angoisse et de rumeurs enflamme les réseaux sociaux et les quartiers de N’Djamena, alimentée par l'augmentation du flux de patients dans les hôpitaux, le ministre de la Santé a tenu à rétablir la vérité scientifique pour éviter la panique générale.
Lors d’un point de situation, l’autorité ministérielle a opposé un démenti formel aux amalgames liant systématiquement chaque décès récent à la seule épidémie de dengue. Si la pathologie virale sévit bel et bien et exerce une pression critique sur les infrastructures hospitalières, le ministre a rappelé que la capitale fait face à une co-circulation d'autres affections saisonnières et chroniques (paludisme grave, infections respiratoires, pathologies métaboliques) qui pèsent lourdement sur la morbimortalité.
« Il ne faut pas céder à la psychose ni banaliser d'autres pathologies tout aussi mortelles en rejetant la faute sur un unique coupable. Nos équipes médicales procèdent à des diagnostics rigoureux pour chaque cas enregistré », a insisté le département de la Santé, appelant les citoyens à ne pas s'automédiquer et à se rendre immédiatement dans les centres de santé publics dès l'apparition des premiers symptômes (fièvre élevée, douleurs articulaires, fatigue intense).
Au-delà de la réponse institutionnelle, le gouvernement rappelle que la victoire contre la dengue se joue d'abord dans les foyers. L'utilisation de moustiquaires imprégnées, le port de vêtements couvrant les bras et les jambes, ainsi que la suppression de toute eau stagnante autour des habitations restent les remparts les plus efficaces.
Alors que les autorités sanitaires maintiennent leur veille active, cette double offensive gratuite des soins pour soulager les familles et vérité des chiffres pour rassurer les esprits marque un tournant dans la gestion de cette crise sanitaire à N'Djamena.
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