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Crise sanitaire : interpellé au Parlement, le gouvernement s'explique sur la surmortalité et l'épidémie de dengue

Crise sanitaire : interpellé au Parlement, le gouvernement s'explique sur la surmortalité et l'épidémie de dengue

Face à la vive inquiétude suscitée par la recrudescence des cas de dengue et l'augmentation des décès enregistrés dans les structures d'inhumation et les quartiers, l'exécutif a dû monter au front. Interpellé de plein fouet par les parlementaires à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé publique a reconnu l'existence d'une « mortalité communautaire importante », tout en soulignant la complexité d'attribuer formellement l'intégralité de ces décès à la seule épidémie de dengue en l'absence de confirmations médicales systématiques.
Invité à s’expliquer sur la situation sanitaire préoccupante et l'afflux de patients dans les structures hospitalières, le ministre a fait face aux interrogations des députés concernant l'écart entre les bilans officiels et la réalité perçue au sein des communautés.
Tout en concédant la gravité de la situation sur le terrain, le membre du gouvernement a tenu à nuancer :

« En tant que responsables de l'État, on ne peut pas donner un chiffre erroné (...) On ne conteste pas le nombre de décès. Le nombre que vous avez dit, c'est une vérité mais c'est communautaire. »
Une distinction cruciale pour les autorités sanitaires : si les décès constatés dans les familles ou les cimetières traduisent une surmortalité évidente, l'imputabilité clinique à la dengue ne peut être scientifiquement validée sans tests de laboratoire rigoureux, bon nombre de personnes décédant en dehors des structures de soins sans diagnostic préalable.
Cette interpellation parlementaire intervient alors que le gouvernement tente de resserrer la vis pour endiguer la propagation du moustique vecteur et désengorger les structures de soins. Parmi les mesures fortes récemment enclenchées pour rassurer la population figurent notamment :
-La gratuité de la prise en charge : L’instauration de la gratuité totale des consultations, des examens de laboratoire et des soins pour les cas de dengue dans les structures publiques.
-Le renforcement logistique : Le déploiement de tentes médicalisées et de lits supplémentaires pour faire face à la saturation des hôpitaux de référence.
-L'offensive sanitaire : Le lancement d'opérations d'assainissement ciblées, de destruction des gîtes larvaires et de pulvérisations spatiales d'insecticides dans les zones à haut risque.
Alors que la psychose gagne du terrain au sein de la population, l'exécutif appelle à la retenue face à la circulation de bilans non vérifiés, tout en exhortant les citoyens à recourir précocement aux centres de santé dès l'apparition des premiers symptômes (forte fièvre, douleurs articulaires, courbatures).
Le débat à l'Assemblée nationale aura au moins eu le mérite de mettre en lumière les défis persistant dans la remontée des données épidémiologiques en période de crise, rappelant l'impérieux besoin d'une synergie entre la surveillance hospitalière et le suivi de la mortalité communautaire.

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