TCHAD ÉCHO

« L'Information à portée de clic »

Retour
VENEZUELA

Catastrophe au Venezuela : le bilan du double séisme s'alourdit à 920 morts et 50 000 disparus

Catastrophe au Venezuela : le bilan du double séisme s'alourdit à 920 morts et 50 000 disparus

Face à l'ampleur du désastre et aux risques de pillages ou de mouvements de panique, la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a décrété l'état d'urgence nationale. L'État côtier de La Guaira, épicentre de la catastrophe avec la capitale, a été entièrement militarisé.
Un phénomène rare de « séisme double » en 40 secondes
Le drame a frappé le nord-central du pays en fin d'après-midi, à 18h04 (heure locale), alors que le pays commémorait la bataille historique de Carabobo. La terre a tremblé pendant près de trois minutes sous l'effet de deux secousses majeures et successives survenues le long du système de failles de San Sebastián :

Un séisme prémonitoire de magnitude 7,2 localisé près de San Felipe (Yaracuy).

La secousse principale de magnitude 7,5, survenue à peine 39 secondes plus tard, causant l'effondrement immédiat de structures déjà fragilisées.

Le choc a été si violent qu'il a été ressenti jusqu'à Bogota en Colombie et dans le nord du Brésil, provoquant des évacuations préventives à des milliers de kilomètres de l'épicentre.
À Caracas, le paysage urbain est défiguré. Les quartiers de Los Palos Grandes et d'Altamira comptent parmi les plus durement touchés de la capitale, où des édifices résidentiels de plus de quinze étages se sont littéralement empilés comme des châteaux de cartes.

C'est toutefois dans l'État de La Guaira, qui borde la côte caraïbe, que la situation est la plus critique. Plus de 100 immeubles se sont totalement effondrés dans la région. Les infrastructures aéroportuaires et portuaires ont subi des dégâts majeurs, compliquant considérablement l'arrivée de l'aide.
Pour faire face à ce que les secouristes qualifient déjà de « course contre la montre absolue », le ministre de l'Intérieur, Diosdado Cabello, a ordonné le déploiement massif des forces armées et la restriction stricte des accès routiers vers La Guaira.

L'armée a pris le contrôle direct des opérations de secours et de la distribution des ressources logistiques. Plus de 100 unités de machinerie lourde ont été acheminées sur place pour tenter de soulever les montagnes de béton. Sur le terrain, l'urgence est double :

Recherche des survivants : Les équipes de secours, appuyées par des milliers de volontaires locaux et d'ONG comme World Vision, fouillent les décombres jour et nuit, au rythme de plus de 30 répliques sismiques qui continuent d'instaurer la terreur.

Maintien de l'ordre et logistique : La militarisation vise à sécuriser les quartiers sinistrés, à empêcher les pillages des commerces et à organiser des campements de fortune pour les centaines de milliers de sans-abris contraints de dormir à la belle étoile.
Alors que les hôpitaux vénézuéliens sont totalement saturés et manquent de matériel chirurgical de première nécessité, la communauté internationale commence à se mobiliser. Plusieurs pays d'Amérique latine et d'Europe ont immédiatement proposé l'envoi d'équipes cynophiles et d'hôpitaux de campagne pour soutenir un pays déjà marqué par une forte vulnérabilité économique et structurelle avant la catastrophe.

Partager :
0 vues

Commentaires