Action collective contre le Nordik Spa : près de 150 femmes dénoncent des agressions sexuelles

C'est une affaire d'une ampleur inédite qui secoue le secteur du bien-être au Québec. La Cour supérieure du Québec a officiellement autorisé une vaste action collective visant le Nordik Spa Village de Chelsea, situé en Outaouais. Ce recours met en lumière des révélations troublantes : près de 150 femmes affirment avoir été victimes d’agressions sexuelles ou de comportements inappropriés de la part d’au moins 36 massothérapeutes différents au sein même de l’établissement.
Le recours collectif met en cause la gestion administrative et le laxisme présumé de la direction face aux signalements répétés au fil des ans.
-Une chronologie alarmante : Les premiers signalements d’inconduite sexuelle impliquant des employés remontent à 2019 avec un premier massothérapeute (Maxime Bédard), qui sera par la suite reconnu coupable. D'autres cas similaires ont suivi au cours des années suivantes (notamment impliquant des praticiens comme Seifallah Naouar et Marlon Francisco Cordoba Eguis).
-Le profil des agressions : Les plaignantes rapportent des attouchements à caractère sexuel survenus directement sur la table de massage, profitant de la vulnérabilité des clients dans un cadre censé être sécuritaire et détendu.
-Le reproche principal : La requête reproche à la direction du spa d’avoir fait preuve d'inertie, omettant parfois de congédier rapidement les individus visés par des plaintes internes ou d’alerter les autorités policières, permettant ainsi à de prétendus prédateurs de continuer à exercer et de cibler d'autres victimes.
De son côté, la direction du Nordik Spa Village rappelle que l'autorisation d'une action collective constitue une étape procédurale et que le tribunal ne s'est pas encore prononcé sur le fond des allégations. L'entreprise fait face à une pression médiatique et juridique considérable, d'autant plus que plusieurs dossiers individuels, condamnations criminelles et poursuites civiles s'entrecroisent parallèlement à ce recours d'envergure.
Cette décision judiciaire marque un tournant majeur pour les victimes, offrant une tribune commune pour briser le silence, exiger des comptes et demander des réparations financières ainsi que des changements profonds dans les protocoles de sécurité des grands centres de détente du Québec.
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